La France a-t-elle décroché du peloton des producteurs de programmes de télévision ?
Ces questions reviennent pêle-mêle dans vos commentaires (Marc, Aurélien...) et je me les pose moi aussi.
D’abord je suis convaincue qu’on est toujours nostalgique de ses souvenirs d’enfance, et que la télé d’il y a quinze ou vingt ans est bien notre « madeleine », le souvenir de moments chaleureux, souvent familiaux toujours embellis.
D’autre part on ne disposait à l’époque que de trois à six chaînes, donc on avait un regard moins aiguisé, une fraîcheur de découverte, un plaisir de première fois, tant du côté des canapés où on regardait que des studios où on enregistrait. Quand on cesse d’être amateur pour devenir professionnel une mutation se produit ; remplacer l’affectivité et la spontanéité par un métier, cela change le ton tout comme la perception.
Enfin la mémoire est sélective tandis que le flux de l’offre de plus en plus abondant…
Oui je suis tout à fait du point de vue de ceux qui évoquent la Recherche Développement et le financement. Oui il faut essayer, des formats, des gens, des idées. A mon avis il faut faire des études, écouter les réactions des premiers spectateurs pour comprendre si les critiques portent sur l’intention, sur le rendu, sur la promesse, sur le concept. Refaire des brouillons et procéder par ajustements successifs.
Encore faut il savoir soit ce que l’on cherche comme programme ou au moins qui on cherche comme type de public. Sinon c’est colin-maillard, autre souvenir nostalgique…..et autre preuve que la télé de demain ne sera pas celle d’hier.
Merci de continuer à penser la télé !
La Netscouade
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